Un programme de collaboration unique pour lutter contre l’arthrose : une entrevue avec Jordyn Burgar

Chez Arthrite-recherche Canada, nous croyons qu’en aidant de jeunes chercheurs et de jeunes chercheuses à poursuivre leur carrière, nous continuerons à trouver des réponses pour les millions de Canadiennes et de Canadiens qui vivent avec l’arthrite.

« Nous voulons mettre nos stagiaires en contact les uns avec les autres et en contact avec des chercheurs chevronnés. Nous voulons élaborer des programmes pour les soutenir dans leur formation », explique la Dre Mary De Vera, une chercheuse scientifique principale chez Arthrite-recherche Canada et la directrice adjointe de la formation.

Plus de 40 stagiaires en recherche travaillent chez Arthrite-recherche Canada. Sous le mentorat d’éminents spécialistes, ces stagiaires effectuent des recherches dans de nombreux domaines, de la rhumatologie à la physiothérapie, en passant, entre autres, par les sciences pharmaceutiques et l’économie de la santé.

Au cours des mois à venir, nous dresserons le profil de ces chercheurs et de ces chercheuses à l’avenir prometteur, et nous vous présenterons ce sur quoi ils travaillent. Nous nous entretenons aujourd’hui avec Jordyn Burgar, qui termine une maîtrise en santé publique à l’université de l’Alberta.

Parlez-nous un peu de vous!

J’ai obtenu mon diplôme en psychologie à l’université de Calgary. Avant mon transfert à l’université, j’ai étudié la kinésiologie au collège de Red Deer. Je faisais partie de l’équipe de hockey dans ces deux établissements, et j’ai obtenu mon diplôme en 2023. J’ai pris une année sabbatique pour jouer au hockey professionnel en Autriche et je suis maintenant dans mon programme de maîtrise depuis un an.

Comment vous êtes-vous impliquée dans la recherche sur l’arthrite?

J’ai travaillé comme kinésiologue dans une clinique de physiothérapie qui offrait le programme GLA:D. Le programme GLA:D est un programme d’éducation et d’exercice qui facilite la prise en charge de l’arthrose du genou et de la hanche. Cet emploi m’a permis de me plonger dans l’aspect gestion et l’aspect thérapie de l’arthrite. Après cette expérience sur le terrain, je savais que je voulais retourner aux études, et j’ai pris contact avec ma superviseure, la Dre Allyson Jones, une chercheuse scientifique affiliée à Arthrite-recherche Canada, spécialiste des sciences de la réadaptation. Son équipe commençait à travailler sur un projet qui cherchait à intégrer les sciences pharmaceutiques et la physiothérapie en utilisant le programme GLA:D comme outil. La Dre Jones entretient une relation de longue date avec Arthrite-recherche Canada.

Lutter contre l'arthrose

Au Canada, environ 700 000 jeunes se blessent au genou chaque année en faisant du sport. La moitié d’entre eux finissent par souffrir d’arthrose du genou avant l’âge de 40 ans. Les chercheurs scientifiques d’Arthrite-recherche Canada ont mis au point un nouveau programme d’éducation et d’exercices en ligne pour faciliter la guérison des blessures au genou et réduire le risque d’arthrose.

Lutter contre l'arthrose

Au Canada, environ 700 000 jeunes se blessent au genou chaque année en faisant du sport. La moitié d’entre eux finissent par souffrir d’arthrose du genou avant l’âge de 40 ans. Les chercheurs scientifiques d’Arthrite-recherche Canada ont mis au point un nouveau programme d’éducation et d’exercices en ligne pour faciliter la guérison des blessures au genou et réduire le risque d’arthrose.

Sur quoi vos recherches actuelles portent-elles? Sur quoi travaillez-vous?

Ma thèse consiste à élaborer et à mettre à l’essai un programme de collaboration de trois mois, qui allie la physiothérapie et les sciences pharmaceutiques, pour faciliter la prise en charge de l’arthrose précoce du genou. Nous souhaitons collaborer avec des pharmacies de partout en Alberta qui ont des clients qui souffrent de douleurs aux genoux. Les pharmacies participantes inscriront leurs patients au programme, leur proposeront un examen médical complet et les orienteront directement vers un physiothérapeute. Les physiothérapeutes proposeront alors le programme GLA:D à ces patients. Nous savons que le programme GLA:D est un programme efficace, mais nous souhaitons nous concentrer sur le processus de collaboration entre les pharmaciens et les physiothérapeutes.

Que comptez-vous accomplir avec cette étude?

Nous espérons que cette étude permettra de créer des liens entre des pharmaciens et des physiothérapeutes pour assurer une meilleure prise en charge de l’arthrose précoce du genou. Il a été établi que les pharmaciens peuvent dépister des maladies chroniques, et nous souhaitons voir comment nous pouvons les inciter à se pencher sur les cas d’arthrose. Les personnes touchées par la maladie ne veulent pas forcément de traitement préliminaire ou de traitement de choc lorsqu’elles apprennent qu’elles souffrent d’arthrose. Une étude menée en Alberta a révélé que plus de 40 % des personnes ayant pris rendez-vous avec des chirurgiens orthopédiques n’avaient pas reçu de soins spécifiques au préalable. Avec ce programme, nous espérons que les pharmaciens pourront identifier des cas d’arthrose parmi leurs clients et établir un lien direct entre la gestion pharmacologique de l’arthrite et la gestion physique de la maladie avec la physiothérapie. Nous recruterons environ 125 participants. Nous souhaitons que cette étude permette d’améliorer la prise en charge des symptômes de l’arthrose et la qualité de vie des participants. Ce projet pourrait également ouvrir la voie à d’autres études dont l’objectif serait d’évaluer l’importance de cette collaboration interdisciplinaire. Nous pensons que cette initiative pourrait permettre de réduire les coûts médicaux liés à l’arthrose, ainsi que le nombre de personnes qui auront besoin d’une chirurgie de remplacement du genou ou de la hanche.

Pourquoi la recherche sur l’arthrite est-elle importante pour vous?

Cette recherche revêt une importance particulière pour moi en raison de mes années de bénévolat et de mon travail avec des adultes plus âgés. Ces expériences m’ont beaucoup appris et je les ai grandement appréciées. Sur un plan plus personnel, j’ai passé beaucoup de temps en grandissant avec mes grands-parents, qui souffraient d’arthrite. L’arthrose touche particulièrement les personnes âgées. Dans le cadre de mes activités professionnelles, j’ai pu constater que les personnes atteintes de cette maladie chronique sont reconnaissantes de l’aide qu’on leur apporte. J’ai maintenant envie de renvoyer l’ascenseur et de contribuer à améliorer leur vie. J’espère que mes recherches sur l’arthrite contribueront à mieux faire connaître les traitements qui existent et à faire comprendre aux gens qu’ils ont des options à leur disposition. Je souhaite que les programmes comme celui sur lequel nous travaillons soient accessibles à tous.

Faire partie d’Arthrite-recherche Canada, qu’est-ce que cela signifie pour vous?

Faire partie de cet organisme, c’est très important pour moi. Je suis ravie de pouvoir en faire plus avec Arthrite-recherche Canada. J’ai hâte de travailler avec des membres du Conseil consultatif des patients atteints d’arthrite et de participer aux ateliers organisés pour les stagiaires. L’accès à ce réseau spécialisé est extrêmement bénéfique. Je peux discuter avec des chercheurs et avec d’autres stagiaires, et en apprendre plus sur leurs recherches. Je sais que plus tard je pourrai faire appel à ces personnes et utiliser ces ressources pour appliquer mes connaissances, car je tiens à m’assurer que mes recherches soient accessibles et de grande qualité.

Sur quoi espérez-vous travailler prochainement? Que comptez-vous faire à l’avenir?

Pour l’instant, je me concentre sur cette étude. C’est la première fois que je travaille en tant qu’assistante de recherche, et je suis impatiente de mener à bien ce projet, jusqu’à la publication des résultats. Jusqu’ici, la recherche me plaît énormément et j’ai hâte de voir de quoi l’avenir sera fait. Plus tard, je souhaite, dans une certaine mesure, m’impliquer dans le domaine du leadership en matière de santé, mais je n’ai pas encore décidé d’un choix de carrière. J’ai l’intention de participer à de nombreuses activités de perfectionnement professionnel et de continuer à approfondir mes connaissances dans le domaine de la santé publique.

De vraies recherches. De vraies personnes. De vraies réponses.

On estime que d’ici 2040, 12 millions de Canadiennes et de Canadiens souffriront d’arthrose. Soutenez la recherche pour aider des chercheurs scientifiques comme Jordyn à mettre au point des programmes d’intervention précoce pour éviter des complications dévastatrices.

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