L’arthrose post-traumatique : une entrevue avec Jamon Couch
Chez Arthrite-recherche Canada, nous croyons qu’en aidant de jeunes chercheurs et de jeunes chercheuses à poursuivre leur carrière, nous continuerons à trouver des réponses pour les millions de Canadiennes et de Canadiens qui vivent avec l’arthrite.
« Nous voulons mettre nos stagiaires en contact les uns avec les autres et en contact avec des chercheurs chevronnés. Nous voulons élaborer des programmes pour les soutenir dans leur formation », explique la Dre Mary De Vera, une chercheuse scientifique principale chez Arthrite-recherche Canada et la directrice adjointe de la formation.
Plus de 40 stagiaires en recherche travaillent chez Arthrite-recherche Canada. Sous le mentorat d’éminents spécialistes, ces stagiaires effectuent des recherches dans de nombreux domaines, de la rhumatologie à la physiothérapie, en passant, entre autres, par les sciences pharmaceutiques et l’économie de la santé.
Au cours des mois à venir, nous dresserons le profil de ces chercheurs et de ces chercheuses à l’avenir prometteur, et nous vous présenterons ce sur quoi ils travaillent. Nous nous entretenons aujourd’hui avec Jamon Couch, qui termine un doctorat à l’Université La Trobe de Melbourne.
Parlez-nous un peu de vous!
J’ai obtenu mon diplôme de physiothérapeute en Australie, et je termine actuellement un doctorat à l’Université La Trobe. Ma thèse porte sur une étude clinique à grande échelle qui est axée sur la prévention de l’arthrose. Effectuée à Melbourne, en Australie, cette étude se penche plus particulièrement sur l’apparition et l’évolution de l’arthrose post-traumatique après une lésion du ligament croisé antérieur. Je travaille principalement sur l’imagerie et sur les résultats structurels obtenus par les patients. J’ai effectué une grande partie de mes études de doctorat à l’Université de la Colombie-Britannique où j’ai travaillé avec la Dre Jackie Whittaker, une chercheuse scientifique principale chez Arthrite-recherche Canada.
Comment vous êtes-vous impliqué dans la recherche sur l’arthrite?
En tant que physiothérapeute, je traitais de nombreuses personnes qui souffraient d’arthrose du genou. Les habitants de Melbourne mènent une vie très active. Nous avions l’habitude de voir de nombreuses personnes qui souffraient de blessures aux genoux et qui, plus tard, présentaient des signes et des symptômes d’arthrose. J’ai parallèlement occupé plusieurs postes d’enseignant et de chercheur à l’Université La Trobe. Ces fonctions dans les domaines des blessures sportives et de l’arthrose m’ont fait découvrir ce champ de recherche. Plus j’apprenais, plus je voulais en savoir davantage.
Sur quoi vos recherches actuelles portent-elles? Sur quoi travaillez-vous?
J’étudie l’évolution des caractéristiques structurelles de l’arthrose, à l’IRM, après un traumatisme au genou.
Que comptez-vous accomplir avec cette étude?
J’espère que mes recherches permettront de mieux comprendre l’évolution de l’arthrose post-traumatique après une lésion du ligament croisé antérieur, ainsi que la relation entre la structure et les symptômes chez les personnes touchées par cette maladie. J’espère également que mes recherches contribueront à l’élaboration de critères de diagnostic précoce de l’arthrose, une priorité au niveau international.
Pourquoi la recherche sur l’arthrite est-elle importante pour vous?
Comprendre la maladie et les personnes qui en souffrent me permettra d’être un meilleur clinicien. Je pourrai ainsi mieux aider les personnes blessées aux genoux qui souffrent souvent d’un handicap considérable à un assez jeune âge. Ce handicap a un impact sur leur activité professionnelle et sur leur aptitude à faire du sport et de l’exercice. Il est essentiel d’étudier cette population, car le fardeau que représentent l’apparition et l’évolution de l’arthrite à un si jeune âge est colossal.
Faire partie d’Arthrite-recherche Canada, qu’est-ce que cela signifie pour vous?
Arthrite-recherche Canada est un réseau vraiment solidaire de chercheurs cliniciens et de spécialistes brillants. Cette richesse de connaissances est importante, et je suis heureux de pouvoir en bénéficier en tant que chercheur. La possibilité de dialoguer avec des collègues et des pairs et d’obtenir l’avis d’autres personnes est également très utile.
Sur quoi espérez-vous travailler prochainement? Que comptez-vous faire à l’avenir?
J’aimerais continuer à étudier l’évolution de l’arthrose et le fardeau qu’elle représente chez cette population adulte jeune et active, et approfondir mes connaissances comme chercheur indépendant.

















































